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Soyons clairs, l'Héroïque de Dausgaard a deux, et seulement deux, prédécesseurs dans l'histoire enregistrée de l'œuvre: Hermann Scherchen et Michael Gielen ... Thomas Dausgaard cultive en tous cas ce que Scherchen avait vu avant tout le monde: la force lapidaire et la rude nouveauté de cette musique quasiment sortie de nulle part. Servi par une prise de son proche et une acoustique tranchante, le rouleau compresseur mis en place par Dausgaard ne connaît aucun répit. C'est là le secret de ce type de vision ...
Inutile de dire que le vibrato est assez réduit, ce qui donne d'ailleurs des sonorités fort intéressantes à la marche funèbre. On peut penser que ce genre de version "rentre dedans" est une solution de facilité: grande erreur, car non seulement la moindre chute de tension est fatale, mais en plus il est très difficile de soigner en même temps la tenue rythmique, l'exactitude des équilibres polyphoniques et le respect des accents. C'est dans le Scherzo et le Finale que l'on voit clairement que Dausgaard maîtrise tout .. L'orchestre suédois lui est dédié avec passion“'
“Kaum jemand bemerkte hier zu Lande, dass mit dem Beethoven-Zyklus des Schwedischen Kammerorchesters Örebro unter der Leitung von Thomas Dausgaard eine qualitativ äußerst hochwertige, interpretatorisch herausfordernde Gesamteinspielung im Gange ist ...
“Wie von Dausgaards bisherigen Beethoven-Lesarten gewohnt, zeigt er sich in seiner Interpretationshaltung stark von der historischinfo rmierten Aufführungspraxis geprägt. Die Tempi sind straff, aber nicht atemlos, die Phrasierung klar und prägnant, der vibratolose Klang manchmal schroff und widerborstig: Beethoven nicht nur von der Patina der historischen Staubschicht befreit, sondern eher als musikalisch stürmischer, revolutionärer Kopf, der auch heute nichts von seiner Durchschlagskraft eingebüßt hat — man muss die Mächte nur zu entfesseln wissen. Thomas Dausgaard versteht das auf vortreffliche Weise ....
“Thomas Dausgaard entfesselt in seiner Interpretation der ‘Eroica´ einen Sturm an dramatischer Kraft, der kaum zu bremsen ist. Schon die Einleitungsakkorde sind passgenau realisiert: Weder zu klangarm (manchmal wirken die Akkorde wie perkussive Akzente), aber doch mit der gebotenen Trockenheit startet das Schwedische Kammerorchester in eine klangliche Umsetzung der Partitur, der man den Vorwurf überpointierter Realisierung des Geschriebenen machen könnte, würde Dausgaard nicht dafür sorgen, dass ob der Detailgenauigkeit der s info nische Fluss (hier: Wildbach) nicht in Kleinteile zerlegt wird. Im Gegenteil scheint sich der unbezähmbare Schwung des ‘Allegro con brio´ erst richtig einzustellen, wenn man den Satz so transparent und balanciert formt wie hier ...
“Thomas Dausgaard nähert sich mit dieser fulminanten Einspielung dem Ende seines Beethoven-Projekts. Zweifellos gehört dieser Zyklus in den engsten Referenzen-Kreis."
“Jusqu´à présent, ce cycle solide et intéressant peinait à s´imposer dans un contexte discographique aussi pléthorique que génial. Force est de constater que ce présent volume nous fait monter sur le podium des interprétations de la symphonie « Héroïque »
“Thomas Dausgaard campe un Beethoven léger, rapide, mais aussi incisif et pugnace. Tout apparaît dosé, millimétré jusque dans les moindres détails, mais cette didactique est parfaitement secondée par un élan musical renversant. En quelques mots, on peut dire que le chef d´orchestre combine les acquis des recherches interprétatives du mouvement baroque avec la manière de faire sonner l´orchestre des grands anciens. À l´inverse de nombre de ses collègues, notre homme évite de surligner à coup de marqueur les accords des cuivres et des percussions, et les phrasés et les lignes mélodiques apparaissent ainsi savamment fondus. ... Pour une Symphonie n°3, aussi impériale qu´éclatante, ce disque mérite une oreille attentive qui prouve qu´un chef d´orchestre issu de la « tradition » à la tête d´un ensemble moderne a encore quelque chose d´innovant à nous dire dans ces chevaux de bataille du répertoire. “
“Jo, det har jeg, fordi man spiller efter den britiske musikolog Jonathan Del Mars nye Bärenreiter- gennemreviderede udgave af Beethovens noder. Efter et gigantisk tekstkritisk arbejde, som stod på i ca. 15 år, blev udgaven afsluttet for nogle år siden, og det har selvfølgeligt givet et lidt andet nodebillede, end det, vi er vant til. Derudover har Thomas Dausgaard og Det Svenske Kammerorkester et fantastisk samspil."



